Dans le cadre de la photothérapie, la photographie ne se limite pas à une simple captation du réel : elle constitue un véritable langage symbolique. Chaque choix photographique – cadrage, lumière, pose, couleur ou flou – agit comme un signifiant psychique, révélant autant qu’il façonne la manière dont le sujet se perçoit et se raconte.

Le cadrage : acte symbolique qui fait écho aux mécanismes de la conscience et de l’inconscient. Un cadrage serré peut évoquer l’intimité, l’enfermement ou la confrontation directe à soi, tandis qu’un cadrage plus large ouvre vers le contexte, l’environnement, les relations.
La lumière: joue sur l’Ombre et la Persona, révélant vulnérabilité ou force. Une lumière douce et diffuse peut suggérer la sécurité ou l’apaisement, tandis qu’une lumière dure, contrastée, fait émerger les tensions et les parts refoulées.
La pose: engage le corps comme porteur de mémoire et de symboles. Une posture figée traduit le contrôle ou une croyance limitante, tandis qu’un corps en mouvement évoque la transformation et le devenir.
Les couleurs: en résonance avec les affects et les croyances du sujet. Les couleurs chaudes convoquent l’énergie vitale, la passion, la puissance ; les couleurs froides évoquent la distance ou l’introspection.
Le flou et le net: dialectique entre contrôle et indétermination. Une image nette traduit le besoin de définition claire de soi, le flou autorise l’ambiguïté et la transition.
La double ou multiple exposition: matérialise la complexité du sujet et déconstruit l’illusion d’une identité unique.
Noir et blanc ou couleur: modulent la lecture symbolique ou émotionnelle de l’image. Le noir et blanc déplace le regard vers les formes et les contrastes, la couleur inscrit l’image dans le vécu et la sensation.

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